Ce Collège est une fraternité spirituelle initiatique.

Festiaire

SAMAIN est la première cérémonie de l’année celtique. Elle marque l’entrée de la saison Le temps choisi pour la célébration est celui ou tout meurt dans la nature . C’est aussi l’un des deux moments magiques de l’année, avec Beltan, lors desquelles les barrières entre les vivants et les morts s’entrouvrent.

 Samain est célébrées une dizaine de jours avant ou après le 1er Novembre. Il s’agit d’un moment particulier de l’année, lorsque le monde des morts se trouve proche de celui des vivants. Profitant de cette proximité, les druides sollicitent l’ouverture de la porte du Sidhe ( l’Autre monde ) afin de reprendre contact avec leurs chers disparus. Ils remercient l’esprit-groupe des animaux sacrifiés pour notre alimentation…ce que personne ne fait plus.

 Ce moment hors du temps dure théoriquement trois nuits lors desquels sont honorés tous les dieux, les esprits de la Nature, les âmes des morts et des vivants. Point de basculement entre la saison chaude et la saison froide, Samain marque le premier jours de l’année druidique, laquelle débute après la bataille de Mag Tured, et la mort de Cuchulain .

Pour le marcassin,  ce sera l’occasion de côtoyer un monde  à priori effrayant. Son Sanglier druide instructeur sera la pour guider ses pas dans cet univers étrange et  si familier. Lors des agapes rituelles, on invite un « cher disparu » venu du Sidhe à la place d’honneur. Si le rituel fut correctement mené, on constatera au matin que  si les aliments n’ont pas été physiquement touchés, ils n’ont plus aucune vitalité.

GENIMALAKTA : Solstice d’hiver : Alban Arthan , ou Modra Necht : La Nuit Mère

Le solstice d’hiver marque le retour de la lumière. Les ténèbres vont peu à peu lui céder la place, le temps du renouveau s’installe.

Au cœur de la nuit la plus longue dans le silence de la Terre endormie, les graines commencent à germer. C’est donc au plus profond de chacun qu’il faut aller chercher  la force de la Lumière et pour cela accueillir le pouvoir fertilisant de la déesse Mère.

Les influences cosmiques particulières à cette époque incitent à intérioriser et cette Lumière et s’élever dans la voie de la grande déesse  DANA. En acceptant de devenir un enfant, chacun reçoit  des cadeaux.  Cette similitude avec la fête chrétienne ne tient pas du hasard.

 La démarche sera d’accepter la germination et les présents qui l’accompagnent.

Jadis, on prélevait une bûche de chêne dans le feu du solstice d’été. Elle devait restituer dans cette période sombre l’énergie solaire qu’elle avait emmagasinée. C’est l’origine de la bûche de Noël.

 Les projets,  les travaux envisagés, les orientations souhaitables sont laissées dans l’état de maturations sereines en attendant que vienne l’inévitable inspiration.

Génimalkta est une période d’attente confiante. Elle est souvent célébrée  autour du 21 ou du 22 décembre. La table des agapes est joliment décorée de gui et de fragon.

Guel an heu : la cueillette rituelle du gui. Elle se situe au sixième jour après la nouvelle lune du solstice d’hiver. Il s’agit d’un moment important pour les herboristes et tous ceux qui utilisent les simples  pour dispenser les soins. Les plantes sont bénies, et consacrées.

Le goudériou : Se célèbre en principe 12 jours après Génimalakta. Cette fête sert de prévisions, de pronostics pour les douze mois de l’année à venir. Les sages interrogent les bois, les cartes, les oghams et les astres.

IMBOLC se déroule souvent début Février. Il s’agit d’une jolie fête, dynamique, joyeuse, pour peu que la météo soit clémente. Les femmes y tiennent un rôle capital et c’est un bonheur d’avoir au sein du collège une « ban drui » ou femme druide comme officiante. Elle se fera une joie d’inviter une autre femme à tenir le rôle de « pendragon » , ou maîtresse des cérémonies. A sa droite, elle placera la  » Moër Veur  » ou grand’tante, et à sa gauche se tiendront les gardiennes du Feu. Une rituélie exclusivement féminine

magistralement conduite par ces dames visiblement reliées à leur déesses tutélaires.

Avec le soleil nouveau, c’est le bon moment pour la purification. La maison doit être superbement décorée. Au dessus de la porte on accroche un bouquet de fragon noué par un ruban rouge. Les agapes sont royales et le dessert constitué de galettes rondes .

SATIOS : Alban Elaris, Alban Eilir ( fête de la Lumière ), Equinoxe de printemps.

Elle se tient autour des 21/22 Mars en fonction des données astronomiques.

C’est la fête des semailles.  L’équinoxe du printemps, est l’époque de l’égalité des jours et des nuits, mais au cours  de laquelle les forces de la lumière vont aller en augmentant.

Il s’agit donc d’un moment  particulier, une porte entre l’hiver et le printemps, entre ce qui n’est plus et qui va advenir. Cette cérémonie doit aider à franchir cette  porte pour sortir de la froidure et de la nuit et accueillir l’aube naissante, le jeune soleil.

L’un des sens profonds de Satios est la perpétuation de la vie, dont le symbole est le trèfle, car cette plante à triple feuille évoque le triskel représentant la vie en mouvement. Pour les druides, il s’agit d’un point d’équilibre entre Imbolc et Beltan, entre la nuit et le jour. Ils vivent l’un instant privilégié  pour s’intéresser à la qualité de l’équilibre dans leur vie. Equilibre entre être intérieur et être extérieur. Mais équilibre ne veut pas dire : immobilisme.

Le temps des semailles signifie qu’il faut semer ce qu’on souhaite voir se réaliser. Satios est le moment de prendre sa vie en main : c’est le temps des initiations, des grandes résolutions, des nouveaux commencements.

BELTAN correspond à l’antique fête du solstice d’été, il y a 7200 ans de cela. Elle est célébrée lors de la première lune de printemps. Sa date varie autour du 1er Mai, en fonction des lunaisons. Elle marque le milieu du calendrier celtique

Fête du soleil vainqueur. La mère de famille, sur l’âtre purifié, rallume le feu de la maison . En Irlande, Beltan correspond à la grande fête Denach D’ouinech, et sa célébration à lieu près de l’omphalos du pays. Le dieu LUG monte la garde autour des récoltes et les protège par sa magie.

Dans la mythologie celtique, Beltan est le jour ou les  dieux Druides » Tuatha de Danann  » prirent pied sur le sol d’Irlande  .

Beltan est le pendant de Samain en mode lumineux. C’est le moment lors duquel il est procédé à l’ouverture de l’Autre monde. La plante du moment est l’arbre de Mai, symbole de liberté et de tolérance.

MEDIOSAMONIOS , aussi appelé Mezheven : c’est le solstice d’été . La fête se  tient autour des 21 ou 22 Juin.  La date peut être décalée pour des raisons astronomiques pour s’approcher le plus possible de la pleine lune montante.

Le solstice représente une apogée à partir duquel les jours vont raccourcir. Les énergies solaires sont au maximum .Un cycle vient de s’achever, un autre commence. Ce moment invite à trouver sa place dans la grande roue du temps, à se recentrer sur sa vie. La nuit de Mezheven , précédant la rituélie est marquée par un grand feu qui purifiera les simples dont se serviront les vates pour leurs soins. C’est aussi le moment propice pour approcher l’esprit du Feu, que les alchimistes appellent la « salamandre  » qui se manifeste sous  forme de flammes vertes.

Le lendemain, la cérémonie est axée sur l’énergie de l’Eau, laquelle servira aux dilutions et aux soins . Il s’agit, là encore, d’une cérémonie particulièrement forte. Une fois le feu du chaudron éteint, chaque participant reçoit un tison destiné à écarter de la maison les colères du principe physique de TARANIS : le tonnerre. Cette saison généreuse déverse ses fruits. Mais pour profiter de la corne d’abondance, il faut commencer par respecter, puis honorer la Terre Mère.

LUGNASAD se déroule autour du 1er Août. C’est l’une des grandes fêtes rituéliques solaires de l’année. Les moissons sont mûres, les paysans vont bientôt récolter, les nuits sont courtes et claires. Les druides rendent hommage au dieu des arts et des techniques , le Salmidanac’h, le polytecnicien . Lugnasad signifie  » Ce qui réunit autour du dieu LUG.

Autrefois, ce fut un moment des rassemblements des peuples Celtes, et les festivités duraient trois jours. C’était le moment d’échanger les connaissances, les expériences.

LUG est aussi le dieu des marchands. Il rappelle le principe des échanges honnêtes.

Et il récompense ceux qui prennent soin de la Terre : les écologistes, géobiologues , etc. La fête de la fructification est aussi le moment  d’apprécier le fruit de nos réalisations, et tout ce qui nous entoure : famille, amis.

Ces échanges et la prospérité due aux récoltes  font de ce moment la fête de la générosité. C’est le moment de profiter des cadeaux de la vie. Chaque participant à la rituélie reçoit quelques épis de blé. Il est inutile d’ajouter qu’ils sont chargés d’une énergie très positive qui rayonnera dans la maison tout au long de l’année

TIOKOBRIXTIO : l’équinoxe d’automne. La fête se situe autour des 22/23 Septembre, suivant la lunaison. On y salue le dieu ayant permis l’abondance. Les druides remercient les dons de la Nature. Les bardes célèbrent la victoire sur les forces malveillantes. Les vates se réjouissent des fruits engrangés. Il est offert aux participants des pommes pour célébrer le moment.

Avec un grand cycle qui s’achève, les druides vont entrer dans une époque de vie intérieure. Une ère importante de maturation s’offre à eux : repositionnement, étude, travail et donc d’évolution. C’est l’heure du choix : avancer avec le groupe ou se retirer dans sa tour d’ivoire. S’il n’est pas bien décidé, ou préparé, il s’agit souvent d’un moment difficile à vivre. C’est le moment de mettre un druide expérimenté au nemeton (Autel) Ce passage, souvent négligé représente symboliquement le chas de l’aiguille. Il peut être matérialisé par deux bougies allumées figurant la porte qui sera franchie de conserve par le Sanglier et son marcassin . Le premier assurant au second  enseignement et protection, et l’élève,  par ce geste, confirme que la relève est en route et sa détermination sans faille.